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Fedasil et ses chicaneries kafkaïennes

Complément de la Tribune libre de la Liste du bourgmestre dans le Wolu Info #4 2022

Notre bourgmestre, Olivier Maingain, n’en décolère pas.

Notre administration communale s’est remarquablement organisée pour accompagner au mieux les réfugiées et réfugiés ukrainiens qui se présentent pour être hébergés sur notre territoire communal. Comme il est dit ci-avant, grâce aux offres de logement émanant des particuliers, c’est près de 500 Ukrainiens qui ont été accueillis par des familles de notre commune. Il y a peu, une famille ukrainienne avec enfants se présente, en fin de journée, à la maison communale. Malgré l’heure bien avancée, la cellule de garde pour l’accueil des réfugiés est tout de suite mobilisée. Malgré un intense travail de contact avec des familles, il n’était pas possible de trouver des hébergeurs susceptibles d’accueillir immédiatement cette famille.

Comme Fedasil dispose d’un centre d’hébergement de première ligne sur le territoire de notre commune, les contacts sont pris avec ses gestionnaires pour qu’un hébergement d’urgence soit offert à cette famille. Refus total. Fedasil ne peut pas recevoir de demandes venant directement des communes et ce, malgré l’urgence.  Le mot d’ordre des autorités gouvernementales fédérales est clair : aux communes qui assument le premier accueil, de trouver l’hébergement. Au mieux, cette famille aurait pu être amenée à la gare du midi où, pour autant que la permanence de Fedasil y soit toujours opérationnelle à cette heure de la soirée, ce service se serait mis à la recherche d’une solution … mais sans certitude, était-il précisé. Une honte alors qu’au centre d’hébergement de Fedasil situé avenue Ariane, plusieurs dizaines, voire davantage, de places ne sont pas occupées. Allez comprendre le parcours kafkaïen que le secrétaire d’Etat Sami Mahdi (CD&V) et  ses services imposent à des candidats réfugiés qui arrivent, pour certains d’entre-eux, exténués après des journées d’un parcours difficile.

Conclusion

Voilà le gâchis qui résulte de l’absence de volonté du gouvernement fédéral et de sa majorité de mettre en place un véritable plan national de crise pour gérer l’accueil des réfugiées et réfugiés ukrainiens. On s’en souviendra !

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